
Semaine de prière pour l’unité:vivre l’union des chrétiens
Instituée en 1910 à l’initiative d’un ministre épiscopalien américain qui se convertit au catholicisme, la Semaine pour l’unité des chrétiens se déroule chaque année du 18 au 25 janvier. Pour nos paroisses réformées, c’est l’occasion de nous rassembler et de célébrer avec nos frères et soeurs des paroisses catholiques ou des communautés évangéliques voisines.
Dans notre région, cet événement se vit de diverses manières: réunions de prière, temps de partage, célébrations. Mais la plupart du temps, ce qui domine, c’est le plaisir de se retrouver entre amis, entre habitants d’un même village ou d’un même lieu et partageant une même foi; et de démultiplier ce jour-là la communauté célébrante lors du culte ou de la messe.
Chaque année, c’est un pays différentqui prépare le thème de la semaine, ce qui permet de découvrir d’autres cultures, ainsi que des réalités ecclésiales différentes des nôtres. En 2026, ce sont les communautés apostoliques, catholiques et évangéliques d’Arménie qui ont préparé les textes et les prières qui nourriront nos temps de partage et nos célébrations.
Dans le calendrier liturgique, l’unité est un temps à part qui nous ramène au coeur de notre identité chrétienne et à l’essence de la vocation de l’Église: prier et célébrer ensemble, tournés vers un même Seigneur et portés par une même espérance, malgré la diversité de nos rites et la pluralité de nos confessions de foi.
Chaque année, je me réjouis de vivre ce temps de prière et de communion même si, au terme d’unité qui me rappelle un peu trop celui d’uniformité je préfèrece lui de rencontre et d’union. Unité et union n’ont pas le même sens: l’unité est, en général, liée à une institution. Elle est l’aboutissement d’un processus qui gomme les particularités et les différences entre les individus.
Et c’est lorsque, comme dans un ballet parfait, pas une tête, pas un seul morceau du corps ne dépassent que l’on considère que l’unité est réussie. L’union, au contraire, concerne des personnes. Elle implique la rencontre, le partage et l’écoute réciproque. Elle laisse chacune et chacun cheminer avec l’autre, tout en gardant sa spécificité. Elle considère que les différences enrichissent. Et c’est lorsqu’on peut s’accueillir et s’aimer sans devenir identiques que l’on considère que l’union est réussie.
Le Nouveau Testament ne parle jamais de «l’unité de l’Église». Quand Jésus prie que «tous soient un», il parle d’union et du lien adelphique qui devrait nous unir. Puissions-nous profiter de cette semaine de prière pour désirer cette union, aller à la rencontre des autres, nous enrichir de leurs différences et grandir dans l’amour.
Infos pratiques
Semaine de prière pour l’unité des chrétiens: 18 – 25 janvier et lien utile ici



