
Les Églises, oasis de fraîcheur en période de canicule
Assez de souffrir de la chaleur ? Se réfugier dans une Église est un bon plan, surtout si elle est ancienne. Les constructions de ce genre sont de véritables sanctuaires de fraîcheur, avec une température souvent comprise entre 21 et 26 °C au maximum en période de fortes chaleurs. Grâce à des murs en pierre très épais, des plafonds hauts et de petites ouvertures vitrées, elles gardent le frais.
Cartes détaillées
Les autorités vaudoises en ont pris la mesure : « Lorsqu’il fait trop chaud à la maison, le Canton recommande de rechercher des lieux frais à proximité et cite notamment les lieux de recueillement, catégorie dans laquelle entrent les églises et autres édifices religieux accessibles au public », affirme Valentin Brahier, Conseiller en communication au Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).
« Certaines communes ou collectivités ont développé des cartes plus détaillées répertoriant les lieux frais disponibles sur leur territoire », poursuit-il. « Cette approche locale est particulièrement adaptée, les communes étant les mieux placées pour identifier les lieux accessibles et pertinents pour leur population. Et en effet, les églises et autres édifices religieux font généralement partie des lieux recommandés pour trouver de la fraîcheur durant un épisode caniculaire. » (voir les pages web de l’Etat de Vaud dédiées aux fortes chaleurs, Lausanne Région, Ville de Lausanne)
Horaire étendu
Sur ces cartes, on trouve la Cathédrale Notre-Dame de Lausanne, l’Église Saint-François et l’Église de la Croix d’Ouchy, ainsi que quinze autres édifices religieux moins connus, comme la Basilique Notre-Dame du Valentin, l’Église du Sacré-Cœur, l’Église du Saint-Rédempteur, le Temple de Lutry, l’Église romane de Saint-Sulpice, le Temple de Renens, l’Église de Villamont et l’Église de Montpreveyres.
« Pendant l’été, l’horaire d’ouverture de la Cathédrale de Lausanne est étendu de 9 heures à 19 heures, pour couvrir les heures les plus chaudes de la journée », ajoute Joëlle Gaillard, responsable communication à la Direction générale des affaires institutionnelles et des communes (DGAIC) du canton de Vaud.
Îlots de fraîcheurs pressentis
À Genève, les lieux de culte ont été identifiés comme potentiels lieux frais par le Service cantonal de l’urbanisme, en charge de les cartographier. « Cependant, la prise de contact avec ces lieux, pour s’assurer par exemple qu’ils répondent bien aux critères en termes d’accueil et de fraîcheur, n’a pas pu se faire cette année », indique Anaïs Balabazan, chargée de communication au Département de l'aménagement, des constructions et de la mobilité (DACM). « L’intégration de ces lieux serait donc plutôt à envisager pour la carte de lieux des frais qui sera mise à jour l’année prochaine. »
Dans le canton du Valais, un flyer, disponible sur le site du Service de la santé publique, mentionne plusieurs types de lieux, dont les lieux de recueillement, qui offrent un peu de fraîcheur. Il n’existe toutefois pas de recensement précis des îlots de fraîcheur.
Suggestions en ligne
À Neuchâtel, il n’existe pas non plus de liste ou de carte officielle des lieux frais à l’échelle cantonale. Tourisme neuchâtelois propose toutefois des suggestions en ligne où trouver un peu de fraîcheur, comme les gorges de l’Areuse et la vallée de la Brévine. « Les lieux de culte ne figurent pas dans ces suggestions », précise Saskia Sigrist, responsable du bureau d'accueil. Même situation dans le Jura, où l’on ne trouve pas de liste ou d’inventaire des lieux frais.
Enfin, l’État de Fribourg a publié un fascicule où sont mentionnés des îlots de fraîcheur comme les parcs, les forêts, les cours intérieures boisées et les façades végétalisées. Il est destiné aux communes et ne mentionne pas de lieux de culte.
Un train d’avance
En France, par contre, les communes ajoutent de plus en plus les Églises à leur liste de refuges climatiques dans le cadre de leur plan Canicule. C’est notamment le cas de la Ville de Paris. Certaines Églises en profitent pour mettre en avant cet avantage afin d’attirer les visiteurs. « 37 °C sur le parvis, 24 °C dans la nef, 21 °C dans la crypte », lit-on sur le compte Instagram de la Basilique Saint-Denis, qui a trouvé un solide argument pour inviter les passants à pousser la porte de la nécropole royale.



