
« Je me suis sentie appelée »
Bonjour Anne, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots?
Je m’appelle Anne Rochat, j’aurai 63 ans en automne, je suis mariée et nous avons trois enfants adultes, qui sont tous sortis de la coquille. Nous sommes grands-parents d’une première petite-fille depuis l’an passé, cadeau de la vie!
Quel a été ton parcours professionnel?
La présence de Dieu m’est importante depuis l’enfance. Après une période d’éloignement durant l’adolescence, j’ai été «foudroyée» par l’amour du Christ et j’ai ajouté la théologie à mes études en lettres. N’hésitais alors à devenir pasteure, mais finalement je me suis tournée vers l’enseignement. D’abord au secondaire, mais pas longtemps; puis plus tard en classes enfantines, où je menais un projet autour de la lecture-plaisir avec une collègue et amie. Nous avions auparavant ouvert le «Jardin des livres», un atelier où les enfants pouvaient écouter des histoires et faire plein d’activités créatrices. On s’est vraiment éclatées! Et cet esprit d’invention, nous l’avons aussi déployé dans une autre activité commune, celle de monitrices du Culte de l’enfance, où nous avons contribué à renouveler la manière de parler de Dieu aux plus jeunes. Parce que j’ai oublié de dire que ma vocation pastorale un peu «rentrée» m’a conduite à faire beaucoup de catéchèse, longtemps bénévolement, puis récemment en tant qu’animatrice d’Église.
Mais qu’est-ce qui t’a amenée à l’Ancre alors?
Peut-être bien le hasard avec un grand D… Comme mon poste Enfance et Familles était à temps très partiel, j’ai commencé à donner des coups de main à mon collègue en paroisse: une visite par-ci, un culte par-là et ainsi de suite. Son successeur m’a encouragée dans cette voie et nous avons collaboré de manière étroite à un projet ambitieux de renouveau de la vie communautaire.
Malheureusement, il a traversé un temps de maladie, qui l’a conduit à devoir changer de poste. C’est ainsi que je me suis retrouvée à le remplacer au vol. Il a finalement fallu deux ans pour trouver une merveilleuse nouvelle ministre pour Bellevaux Saint-Luc. Le détail rigolo, c’est qu’il s’agit d’Adjovi-Grâce, ancienne cuisinière de l’Ancre! (Qui était également en stage diaconal l’an dernier du côté de Saint-Prex, NDLR.) J’ai été sollicitée pour venir remplacer Réjane Marti, et j’ai accepté de grand coeur. Il me semblait que mon expérience dans le quartier populaire de Bellevaux m’avait un peu préparée à entrer dans ce type de ministère. Je me suis sentie appelée.
Est-ce qu’il y a une chose qui te fait peur dans ce nouveau travail?
Oh oui! Je ne suis pas la reine des tâches administratives. Les comptes, la planification, ce sont mes points faibles, mais je m’applique! Je sais que c’est indispensable.
Et qu’est-ce qui t’enthousiasme?
Les rencontres quand elles dépassent le superficiel. J’aime prendre le temps d’écouter une personne me parler de sa vie, de ce qui la préoccupe ou l’allège, et rien ne me touche plus que la confiance qui m’est faite dans ces moments. Je sais par expérience qu’être vraiment écouté fait du bien, même si l’on n’a pas de baguette magique!
Parle-nous d’une de tes passions
La marche, soit en montagne, soit sur les chemins de pèlerinage. Quand je peux m’échapper, sac au dos, que ce soit seule, à deux ou en groupe, je suis heureuse! Ce sont les vacances que je préfère. Mais cet été, je me suis fait une belle entorse et j’ai donc plutôt nagé au lac.
Pour conclure, quelle est ta plus chouette qualité?
J’ai tendance à voir le beau et le bon chez ceux que je rencontre.





