
Union synodale Berne-Jura-Soleure: des élections dans la continuité
«Merci pour votre confiance. Je suis très heureuse de poursuivre mon travail à la tête du Conseil synodal (exécutif)». Ce sont les mots de Judith Pörksen Roder à l’issue de sa réélection, avec 160 voix et huit bulletins blancs. Mercredi 4 novembre, les délégués du synode (organe délibérant) des Églises réformées Berne-Jura-Soleure (Bejuso) se sont rassemblés, à l’Hôtel du gouvernement à Berne, pour renouveler leurs autorités. Ce type d’assemblée a lieu tous les quatre ans. Il marque le coup d’envoi de la nouvelle législature.
En plus de la présidente, quatre conseillers poursuivent leur engagement au sein du Conseil synodal et deux nouveaux arrivants ont été nommés: la Soleuroise Barbara Fankhauser de la fraction libérale et le Bernois Daniel Meister de la fraction des positifs, élus respectivement avec 150 et 116 voix sur 169. Au sein de l’Union synodale Berne-Jura-Soleure, les membres du synode sont répartis en six fractions de différents sensibilités théologiques et politiques. «Il est important que toutes les sensibilités soient représentées au Conseil synodal. Cette diversité est essentielle pour trouver des solutions viables et constructives», explique Judith Pörksen Roder.
Un vice-président francophone
Par ailleurs, le conseiller synodal de la fraction jurassienne Philippe Kneubühler occupera déformais le siège de vice-président. Il est au sein de l’exécutif depuis 2019. Est-ce que ce poste donnera plus de poids à la minorité francophone? «Je ne pense pas. On est déjà respecté et bien accueilli», sourit le conseiller qui ajoute que par le passé, c’était la norme que le vice-président soit francophone afin de marquer la dimension bilingue des Églises Bejuso. Une tendance qui revient, selon lui.
«Avoir un vice-président francophone est vraiment pertinent. Nous contribuons ainsi à renforcer la diversité linguistique et culturelle de notre Église, et même au-delà, tel un trait d’union entre la Suisse romande et la Suisse alémanique au niveau national», souligne la présidente. «Dans tous les cas, cette nouvelle fonction va favoriser mes contacts avec les autres Églises», se réjouit Philippe Kneubühler.
Lors de cette rencontre, les délégués ont également choisi un nouveau président de l’assemblée: l’ancien vice-président bernois Andreas Lang de la fraction des positifs. Ainsi tous les prétendants, quel que soit le poste, ont été élus. «Il aurait, certes, été souhaitable de pouvoir choisir parmi plusieurs candidates et candidats, mais il n’est pas facile de trouver des personnes disposées à assumer de telles fonctions. D’ailleurs, la situation est identique en paroisse. Il est de plus en plus difficile de trouver des personnes prêtes à s’engager», déplore Judith Pörksen Roder.
Les principaux défis
Cette rencontre marquait le début de la législature 2026 – 2030. Plusieurs défis de taille pointent à l’horizon. «De nombreux pasteurs issus de la génération du baby-boom prendront leur retraite. Une autre mission importante réside dans la protection contre les abus ainsi que dans l’examen approfondi des cas survenus par le passé», explique la présidente, qui relève que tous les défis sociétaux actuels, tels que le réchauffement climatique ou la transition numérique, font partie des préoccupations de l’Eglise.





