Aller au contenu principal
photo de Fauzan Saari sur Unsplash
i
photo de Fauzan Saari sur Unsplash

Ils veulent marquer pour la gloire de Dieu

18 juillet 2026
 
4 min de lecture
MONDIAL
Au-delà de la confrontation sportive, le match Espagne-Argentine qui aura lieu dimanche pour la finale de la Coupe du monde de football sera l’occasion, pour les joueurs animés d’une foi profonde, de rendre gloire à Dieu.

Dans les rangs espagnols, on compte plusieurs joueurs chrétiens, à l’instar du milieu de terrain Ferran Torres qui a publiquement témoigné de sa foi catholique. Son coéquipier Rodri (Rodrigo Hernández) a lui aussi ouvertement remercié Dieu. Quant au sélectionneur Luis de la Fuente, il a affiché son attachement à la religion catholique en conférence de presse, avant la victoire de son équipe contre la France.  « Je rends grâce chaque jour », a-t-il déclaré. À noter que l'équipe d'Espagne est mixte sur le plan religieux et culturel, avec des joueurs de confession musulmane comme Lamine Yamal.

Côté argentin, on trouve également plusieurs chrétiens, à commencer par Lionel Messi. Après son triplé contre l'Algérie le 17 juin, la star du football a affirmé devant les caméras d’une chaîne de télévision d’Amérique latine : « Je ne peux pas demander mieux que tout ce que j'ai déjà reçu. Comme je l'ai dit à maintes reprises, Dieu m'a vraiment gâté. » Élevé dans la foi catholique, il a fait bénir ses chaussures par un prêtre à la basilique de Luján, dans la province de Buenos Aires.

Image de la vierge

Pour sa part, l’attaquant argentin Lautaro Martínez exprime sa dévotion mariale en portant une image de la Vierge de Luján cachée sous ses protège-tibias. Le gardien de but, Emiliano Martínez, est lui aussi connu pour sa foi. Historiquement, l'Argentine est un pays profondément catholique et cela se voit dans les vestiaires, où trône souvent une statue ou une image de Notre-Dame de Luján, sainte patronne du pays.

Par ailleurs, plusieurs équipes ont prié ensemble. C’est le cas de l'Allemagne et de Curaçao après la victoire germanique 7-1 le 14 juin. Les joueurs se sont rassemblés en cercle de prière sur le terrain. Interrogé sur ce moment d'après-match qui a fait le buzz, le milieu de terrain allemand Felix Nmecha a expliqué : « Pendant le match, nous sommes adversaires, mais après le match, nous sommes tous chrétiens. Nous sommes tous frères. »

Une semaine plus tard, l’Allemagne a prié avec l’Équateur après sa défaite 2-1. Au coup de sifflet final, Moises Caicedo s'est agenouillé pour prier, avant d’être suivi par ses coéquipiers et finalement rejoint par des joueurs allemands chrétiens.

Deux initiatives chrétiennes

Cette Coupe du monde aura également été marquée par deux initiatives chrétiennes. La première, intitulée Holy Games, propose depuis le début de la compétition des espaces de ressourcement, des temps d'écoute et de prière pour les supporters et les athlètes.  Tout comme pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, Holy Games anime les Églises et les paroisses situées à proximité des stades.

Une autre initiative, The King's Return (Le Retour du Roi) a été popularisée pendant ce tournoi en permettant à plusieurs joueurs sélectionnés d’affirmer leur foi chrétienne. Elle est le fruit d'une collaboration entre Sports Spectrum, média américain dédié aux liens entre sport et foi chrétienne, et l'organisation chrétienne de football « Ballers In God ». The King’s Return encourage les joueurs à renoncer à leurs « couronnes » terrestres et à rendre gloire à Dieu, par exemple en s’agenouillant et en faisant mine de retirer de leur tête une couronne imaginaire après avoir marqué un but. Ce fut le cas de l’Allemand Felix Nmecha lors du match contre Curaçao.

Du côté de la Nati

Au sein de l'équipe suisse, éliminée par l’Argentine en quart de finale, plusieurs joueurs affichent leur foi chrétienne et célèbrent parfois leurs buts avec des gestes religieux : Ruben Vargas, Breel Embolo, Johan Manzambi et Djibril Sow.  Sur son compte Instagram, Breel Embolo clame en anglais : « Dieu est la clé du succès, j’appartiens à Jésus ! »

Son coéquipier Ruben Vargas a inséré l’emoji d’une croix dans sa biographie et signe ses publications avec le hashtag #conDiosdelante (« Avec Dieu devant »). Plusieurs photos le montrent les doigts pointés vers le ciel, dont l’une où l’on peut lire toda la gloria sea para ti (« Que toute la gloire soit à toi »). Quant à Djibril Sow, il a publié le message #dieuestaucontrôle sur son compte Instagram. Enfin, Denis Zakaria a été élevé par une maman croyante. En 2017, elle confiait pour le site de son club formateur du Servette Genève que le prénom de son fils, Denis Lemi, signifie “J’ai de la chance”. « Je pense aussi que j’ai eu de la chance, je suis chrétienne et je remercie Dieu pour ce qu’il m’a donné. », avait-elle ajouté.

Autres joueurs animés d’une foi profonde (liste non officielle et non exhaustive)

Allemagne : Felix Nmecha
Angleterre : Bukayo Saka, Marc Guéhi, Eberechi Eze, Ivan Toney, Noni Madueke, et Trevoh Chalobah 
Belgique : Jérémy Doku, Dodi Lukébakio et Romelu Lukaku
Brésil : Neymar, Endrick, Alisson Becker, Ederson, Vinícius Júnior et Carlo Ancelotti
Croatie : Luka Modrić, Mateo Kovačić, Kristijan Jakić, Igor Matanović et Zlatko Dalić
Équateur : Moisés Caicedo
États-Unis : Christian Pulisic, Mark McKenzie et Matt Freese
Ghana : Antoine Semenyo, Benjamin Asare
Mexique : Armando "The Ant" González (Mexico)
Pays-Bas : Cody Gakpo, Crysensio Summerville
Suède : Anthony Elanga

Sources : 15 amazing God moments from the 2026 World Cup…so far et 11 Catholic Soccer Stars at the 2026 World Cup